dimanche 28 juin 2009
vendredi 12 juin 2009
jeudi 7 mai 2009
Poète
A Toi
La forêt qui s'élance au ciel comme une verge
Les serments naufragés qui errent sur la berge
Les oiseaux dénoncés que le chasseur flamberge
Les diamants constellés qui fuient les pâles couches
Tous les yeux de la rue qui crèvent sur ta bouche
Le pavé que tu foules et ma voix que tu touches
Les amants accolée muets comme la cire
Les culottes des femmes où le monde se mire
Les fauves repentis qui rendent des martyrs
Le ventre des pendus qui coule des potences
Les noces pathétiques où les larmes sont rances
Les émigrants qui n'ont jamais de pain d'avance
Les mains transfigurées qui règlent la tzigane
Baudelaire et Shakespeare au chevet des profanes
Les chevaux condamnés et leur dernière avoine
La voix pour commander à mille couturières
Un lit avec le Parthénon comme litière
Le catéchisme de la joie la vie entière
Des violons barrissant les complaintes futures
Des tonnes de crachat sur la Critiquature
Le vent du large et des bûchers pour les clôtures
Des langues pour parler aux Chinois faméliques
Des poumons pour souffler au ventre des phtisiques
Des javas pour brouiller les chants patriotiques
Le ruisseau qui jouit jusqu'au Havre sans trêve
Le malheureux le chien qui meurt l'homme qui crève
Le sang des femmes qui sont mortes sans un rêve
Les cheveux élagués qui cherchent des caresses
Le remords amical du prêtre qui confesse
Les yeux des tout-petits riboulant de tendresse
L'orgue de la nature au souffle de violettes
Les rendez-vous mystérieux sous la voilette
Le numéro que tu voulais à la roulette
Les portes de secours battant sur les étoiles
Les Vendredis des Robinsons des capitales
La boussole des veuves aveugles sous leur voile
Le vain espoir des mitraillés sous la mitraille
La poitrine qui bat sous les pâles médailles
Les Jésus désertant le fruit de tes entrailles
Les dentelles flottant au nez de la misère
Le loup blessé à mort qu'on regarde se taire
Le chant du coq et le silence de saint Pierre
Les coeurs déchiquetés qui parlent aux fantômes
Les gens de bien qui ont désintégré l'atome
Le Capital qui joue aux dés Notre Royaume
ET PUIS la majuscule ennui qui nous sclérose
Mon pauvre amour car nous pensions les mêmes choses
En attendant que l'Ange nous métamorphose
Léo Ferre
La forêt qui s'élance au ciel comme une verge
Les serments naufragés qui errent sur la berge
Les oiseaux dénoncés que le chasseur flamberge
Les diamants constellés qui fuient les pâles couches
Tous les yeux de la rue qui crèvent sur ta bouche
Le pavé que tu foules et ma voix que tu touches
Les amants accolée muets comme la cire
Les culottes des femmes où le monde se mire
Les fauves repentis qui rendent des martyrs
Le ventre des pendus qui coule des potences
Les noces pathétiques où les larmes sont rances
Les émigrants qui n'ont jamais de pain d'avance
Les mains transfigurées qui règlent la tzigane
Baudelaire et Shakespeare au chevet des profanes
Les chevaux condamnés et leur dernière avoine
La voix pour commander à mille couturières
Un lit avec le Parthénon comme litière
Le catéchisme de la joie la vie entière
Des violons barrissant les complaintes futures
Des tonnes de crachat sur la Critiquature
Le vent du large et des bûchers pour les clôtures
Des langues pour parler aux Chinois faméliques
Des poumons pour souffler au ventre des phtisiques
Des javas pour brouiller les chants patriotiques
Le ruisseau qui jouit jusqu'au Havre sans trêve
Le malheureux le chien qui meurt l'homme qui crève
Le sang des femmes qui sont mortes sans un rêve
Les cheveux élagués qui cherchent des caresses
Le remords amical du prêtre qui confesse
Les yeux des tout-petits riboulant de tendresse
L'orgue de la nature au souffle de violettes
Les rendez-vous mystérieux sous la voilette
Le numéro que tu voulais à la roulette
Les portes de secours battant sur les étoiles
Les Vendredis des Robinsons des capitales
La boussole des veuves aveugles sous leur voile
Le vain espoir des mitraillés sous la mitraille
La poitrine qui bat sous les pâles médailles
Les Jésus désertant le fruit de tes entrailles
Les dentelles flottant au nez de la misère
Le loup blessé à mort qu'on regarde se taire
Le chant du coq et le silence de saint Pierre
Les coeurs déchiquetés qui parlent aux fantômes
Les gens de bien qui ont désintégré l'atome
Le Capital qui joue aux dés Notre Royaume
ET PUIS la majuscule ennui qui nous sclérose
Mon pauvre amour car nous pensions les mêmes choses
En attendant que l'Ange nous métamorphose
Léo Ferre
lundi 9 février 2009
Carnac Menhirs
vendredi 28 novembre 2008
Philosophie et économie
Il y a bien longtemps que je n'avais plus eu l'occasion d'écouter "Là-bas si j'y suis" de Daniel Mermet sur France-Inter.
Aujourd'hui, obligé à un long déplacement en voiture, j'ai eu la chance de pouvoir l'écouter.
J'ai assisté à une formidable leçon de philo, forcement orientée mais qui en vaut vraiment la peine.
Je laisse l'adresse ici pour podcaster l'emission : Pourquoi il vaut mieux avoir les bourses en action de des actions en bourse. cliquez sur le lien et bonne écoute.
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J'ai assisté à une formidable leçon de philo, forcement orientée mais qui en vaut vraiment la peine.
Je laisse l'adresse ici pour podcaster l'emission : Pourquoi il vaut mieux avoir les bourses en action de des actions en bourse. cliquez sur le lien et bonne écoute.
mardi 11 novembre 2008
La mer en (petite) colère
samedi 18 octobre 2008
Energie hydraulique
Penn Castel, moulin à grain qui fonctionne avec l'énergie de la marée, golfe du Morbihan.La photo est prise de l'aval, à marée basse.
Une digue barre une grande crique avec un passage (d'où de l'eau sort sur la photo, au fond). A la marée montante, on laisse entrer la mer, à l'étal on ferme le passage, et à marée basse on fait sortir l'eau par le moulin. Ingénieux, non ?
L'homme a toujours cherché a utiliser l'énergie de l'eau qui court. N'importe quelle technique qui soit mise en place perturbe les écosystèmes. Sans doute ce "petit château" n'engendre pas un immense problème.
La modernisation et la multiplication des ouvrages sur la plupart des cours d'eau français sont au même titre que la qualité de l'eau un des facteurs les plus dégradant des écosystèmes aquatiques en France et dans le monde. L'énergie hydraulique est une énergie renouvelable mais elle n'est pas une énergie écologique. Le cloisonnement des biotopes, les obstacles à la migration, les diminutions de débits, les éclusées ... sont autant de problèmes qui dégradent les biocénoses de nos cours d'eau. Un double travail énorme nous échoie : expliquer les contraintes imposées par les ouvrages sur les milieux aquatiques et convaincre de l'inutilité de la majorité de ces ouvrages.
Avec un peu d'expérience on se rends compte que la majorité des gens ont peur des rivières sauvages qui coulent, qui charrient, qui débordent. Ils préfèrent des rivières calmes, apaisées à grand renforts de barrages, d'écluses, de digues où de grands biefs immobiles font miroir !
S'il vous plait, chacun à votre niveau, aidez nous à libérer les rivières de leurs chaînes !
Une digue barre une grande crique avec un passage (d'où de l'eau sort sur la photo, au fond). A la marée montante, on laisse entrer la mer, à l'étal on ferme le passage, et à marée basse on fait sortir l'eau par le moulin. Ingénieux, non ?
L'homme a toujours cherché a utiliser l'énergie de l'eau qui court. N'importe quelle technique qui soit mise en place perturbe les écosystèmes. Sans doute ce "petit château" n'engendre pas un immense problème.
La modernisation et la multiplication des ouvrages sur la plupart des cours d'eau français sont au même titre que la qualité de l'eau un des facteurs les plus dégradant des écosystèmes aquatiques en France et dans le monde. L'énergie hydraulique est une énergie renouvelable mais elle n'est pas une énergie écologique. Le cloisonnement des biotopes, les obstacles à la migration, les diminutions de débits, les éclusées ... sont autant de problèmes qui dégradent les biocénoses de nos cours d'eau. Un double travail énorme nous échoie : expliquer les contraintes imposées par les ouvrages sur les milieux aquatiques et convaincre de l'inutilité de la majorité de ces ouvrages.
Avec un peu d'expérience on se rends compte que la majorité des gens ont peur des rivières sauvages qui coulent, qui charrient, qui débordent. Ils préfèrent des rivières calmes, apaisées à grand renforts de barrages, d'écluses, de digues où de grands biefs immobiles font miroir !
S'il vous plait, chacun à votre niveau, aidez nous à libérer les rivières de leurs chaînes !
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